METALLURGIE

Patronat : une filiale de l'UIMM aurait eu un compte en Suisse

 

NOUVELOBS.COM | 30.11.1999 | 00:00

Le juge chargé de l'enquête sur la caisse noire de l'UIMM pourrait "trouver dans les comptes du GIM un nouveau terrain d'investigation".

(Reuters)

(Reuters)

Après la caisse noire de l'UIMM, une nouvelle affaire menace le patronat français. Selon Le Parisien/ Aujourd'hui en France du mardi 7 avril, le Groupe des industries métallurgiques d'Ile-de-France (GIM), détenait "depuis quarante ans" "dans le plus grand secret un compte bancaire à Genève". "Mais ce n'est pas tout", poursuit le journal. "Les adhérents ont découvert récemment que l'organisation possédait également des 'réserves financières' supérieures à 100 millions d'euros."
Ces révélations devraient intéresser la justice. En effet, le juge Roger Le Loire "cherche, pour l'instant en vain, les bénéficiaires des quelques 17 millions distribués en liquide, entre 200 et 2007, par Denis Gautier-Sauvagnac", rappelle Le Parisien. "Il devrait donc trouver dans les comptes du GIM un nouveau terrain d'investigation".


"Je ne peux interroger les morts"


Le président du GIM, Etienne Bernard, a déclaré au Parisien que le compte a été "clôturé fin 208". Il était alors doté de "3 millions d'euros". Il assure que le compte n'a enregistré aucun mouvement de capitaux "depuis au moins 10 ans". Pourquoi ce compte? "Je n'en sais rien, je ne peux interroger les morts", s'agace qui dirige le GIM depuis 2004.
L'origine du compte remonterait à mai 68, quand "les dirigeants du GIM décident de transférer une partie de leurs réserves dans un Etat sur, en Suisse", écrit le quotidien. Selon lui, "à la fin 2008, trois millions d'euros se trouvaient encore sur ce compte suisse".

Fédération la plus riche et la plus puissante du Medef, l'UIMM est l'héritière du Comité des Forges. Elle représente 111 syndicats de branche, 80 chambres syndicales territoriales et 45.000 entreprises.