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Accusations de pédophilie : Yves Bertrand ne donnera aucun nom

Par C.M. et F.L. le 10 juin 2011 à 09:12

L'ex-patron des Renseignements Généraux a prévenu qu'il ne donnerait aucun nom aux policiers avant son audition vendredi à Paris dans l'enquête sur les accusations de pédophilie contre un ancien ministre portées par Luc Ferry.

Après Luc Ferry, Yves Bertrand : comme LCI vous l'a annoncé, la police entendait à son tour, vendredi après-midi depuis 14h30, l'ancien patron des renseignements généraux dans l'enquête ouverte à la suite d'accusations de pédophilie lancées contre un ex-ministre. Avant de se rendre à sa convocation, Yves Betrand a toutefois déclaré dans un entretien à AFPTV qu'il ne donnerait aucun nom.

Le nom de l'ancien directeur central des renseignements généraux entre 1992 et 2004 avait été évoqué par Luc Ferry lors de son audition le 3 juin par les enquêteurs de la Brigade de protection des mineurs de la police judiciaire parisienne chargés de l'enquête, selon une source proche du dossier. Interrogé par Le Parisien, Yves Bertrand avait assuré avoir eu vent "de rumeurs", ajoutant que deux magistrats lui avaient fait part de "rumeurs sur les penchants pédophiles d'un ancien ministre", mais qu'il n'avait pas eu "connaissance de faits précis". Il avait également assuré ne pas avoir rédigé de "blanc (ndlr: des notes non signées) sur ces rumeurs".

Des traces de la rumeur dans les carnets de Bertrand

Dans ses carnets saisis par la justice dans l'affaire Clearstream, Yves Bertrand évoquait cette rumeur. "Ce n'est pas parce que je l'ai écrit dans mes carnets que c'est vrai", a déclaré l'ex-patron des RG, interrogé par Le Point.fr.

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris après les accusations de pédophilie formulées par Luc Ferry contre un ancien membre du gouvernement non identifié. Le 30 mai sur Canal+, l'ex-ministre de l'Education nationale avait affirmé, sans donner de nom, qu'un "ancien ministre" s'était "fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons", assurant tenir cela des "plus hautes autorités de l'Etat" et notamment d'un Premier ministre. Ses déclarations ont suscité des remous dans toute la classe politique, plusieurs personnalités le sommant de donner à la justice un nom et des faits précis.

Par C.M. et F.L. le 10 juin 2011 à 09:12
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